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Portrait

Christopher, né à Marseille en 1981

La mer, la voile, la compétition, les courses en équipage ou en solitaire, le grand large… sont ancrés dans son ADN. Christopher Pratt n’a, en fait « jamais rêvé de faire autre chose ».  Une inexorable envie de naviguer marque le parcours de ce skipper marseillais.

Christopher Pratt tire ses premiers bords en 1987 au CNPRS à Marseille, le club de voile familial des chercheurs phocéens. Tout s’enchaîne alors à grande vitesse pour ce fils d’un bio-généticien et d’une mère, anglaise, chercheur en mathématiques.

Si la famille Pratt est initiée au bonheur de la croisière par un ami proche, le journaliste baroudeur Jacques Angles, rien ne prédestine pour autant le jeune homme à la course au large et en solitaire mais plutôt à faire de belles études.

Mais le contact de cette tête bien faite avec le virus de la voile s’avère capital.

Entré à sport étude au lycée Marseilleveyre, il décroche en 1999 un titre de champion de France puis de vice-champion du Monde en 420. S’enchaînent alors au fil des années Tours de France à la Voile, courses en Figaro, Snim… Le Marseillais construit sa route au large.

En 2005, il est vainqueur du Challenge Espoir Crédit Agricole et gagne son ticket d’entrée pour sa première Solitaire du Figaro.

L’expérience est marquante, le souvenir inoubliable. Le skipper marseillais se confronte à ses limites. Dans la dernière étape, privé de pilote automatique dès le départ il ne lâche rien, et au terme d’une manche d’anthologie, remporte le classement « Bizuth ». Il poursuit avec des régates en solitaire mais aussi en équipage sur différents circuits.

Sélectionné fin mars 2008, parmi 40 candidats dans le cadre des “Filières du Talent”, programme initié par DCNS et parrainé par Marc Thiercelin, il remporte la Solo Figaro Arrimer.

Pour sa troisième participation à la Solitaire du Figaro, Christopher Pratt porte haut les couleurs de DCNS en signant sa meilleure performance à ce jour avec une très belle 6ème place au classement général.

Dans la foulée, il réalise un rêve d’enfance en devenant le lauréat de la Filière Course des Filières du Talent. Il aborde ainsi, au sein d’une réelle écurie, la navigation en 60 pieds et se mesure aux ténors de la course au large sur la mythique Route du Rhum.

Entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, le skipper marseillais démontre alors que la confiance accordée par ses pairs n’est pas usurpée. Durant toute la première semaine il est aux avant-postes dans des conditions musclées. Mais alors qu’il est à la lutte pour la cinquième place une panne de batteries met fin à toute ses ambitions et le contraint à parcourir les 700 derniers milles en aveugle, rivé à la barre six jours et cinq nuits durant. Il arrive finalement 8ème à Pointe Pitre, à bout de force mais heureux d’avoir su rivaliser avec les meilleurs. L’émotion est à son comble lorsqu’il retrouve sa famille et son équipe. Il sait déjà qu’il reviendra !

En 2011, Christopher Pratt intègre le team Banque Populaire en qualité de co-skipper et monte sur le podium de la Transat Jacques Vabre au côté d’Armel Le Cleac’h. L’année suivante, il est son remplaçant sur le Vendée Globe.

En 2013, il se hisse de nouveau sur le podium de la Transat Jacques Vabre mais cette fois au côté de Jérémie Beyou et avec le team Maître Coq.

L’année suivante, il retrouve Banque Populaire et devient responsable Performance du maxi-trimaran Banque Populaire.

Cette année 2014 marque aussi le début officiel du projet Vendée Globe du Team MarSail. Ce tour du monde en solitaire était son objectif sportif de l’année 2016. Mais faute de partenaires financiers Christopher Pratt a finalement dû renoncer.  « Ces deux années de travail m’ont paradoxalement éloigné de l’eau et rapproché du monde du business et de la politique locale.  Elles n’en ont pas moins été intéressantes et formatrices », explique-t-il. « Même si elles laissent une page blanche sur mon CV de skipper professionnel ».

En attendant une nouvelle opportunité, le navigateur a donc décidé d’écrire, en juin dernier, de nouvelles lignes à un CV de skipper déjà riche en s’engageant pour une quatrième Solitaire du Figaro. « Cette course rassemble ce qui se fait de mieux comme skippers », confie-t-il. Avec un retour sur fonds propre et peu entraîné, il signe une honorable 10ème place prouvant qu’il est encore à la bagarre !

 

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