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Portrait

Christopher Pratt, le navigateur-entrepreneur

Skipper professionnel depuis plus de 15 ans, Christopher,  36 ans, n’a jamais rêvé de faire autre chose que naviguer. Naviguer, et au plus haut niveau. Telle a toujours été son ambition.

Christopher tire ses premiers bords en 1987 au CNPRS à Marseille, le club de voile familial des chercheurs phocéens. Tout s’enchaîne alors à grande vitesse pour ce fils d’un bio-généticien et d’une mère, anglaise, chercheur en mathématiques.

Si la famille Pratt est initiée au bonheur de la croisière par un ami proche, le journaliste baroudeur Jacques Angles, rien ne prédestine pour autant le jeune homme à la course au large et en solitaire mais plutôt à faire de belles études.

Mais le contact de cette tête bien faite avec le virus de la voile s’avère capital.

Après un parcours en sport études au lycée Marseilleveyre et un titre de Vice-champion du monde en dériveur à seulement 18 ans, il s’est essayé aux plus grandes courses dans son domaine (Solitaire du Figaro, Transat Jacques Vabre, Transat AG2R, Tour de France à la voile, Route du Rhum, etc.).

S’imposant comme le « jeune qui monte » vainqueur du Challenge espoir Crédit Agricole en 2005 puis des Filières du Talent DCNS en 2008, il fait une performance remarquée sur la Route du Rhum 2010 pourtant benjamin de la classe IMOCA.

Au sein d’une réelle écurie, il réalise un rêve d’enfance en découvrant la navigation en 60 pieds et se mesure aux ténors de la course au large sur la reine des transats. Entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, le skipper marseillais démontre alors que la confiance accordée par ses pairs n’est pas usurpée. Durant toute la première semaine il est aux avant-postes dans des conditions musclées. Mais alors qu’il est à la lutte pour la cinquième place une panne de batteries met fin à toute ses ambitions et le contraint à parcourir les 700 derniers milles en aveugle, rivé à la barre six jours et cinq nuits durant. Il arrive finalement 8ème à Pointe Pitre, à bout de force mais heureux d’avoir su rivaliser avec les meilleurs. L’émotion est à son comble lorsqu’il retrouve sa famille et son équipe. Il sait déjà qu’il reviendra !

C’est ensuite auprès de skippers de renom comme Armel Le Cleac’h ou Jérémie Beyou qu’il continue ses classes avec notamment deux podiums successifs sur la Transat Jacques Vabre en 2011 et 2013, et une place de skipper remplaçant d’Armel pour le Vendée Globe 2012.

Il troque ensuite pendant deux ans le ciré pour le costume en s’attelant à la recherche de partenaires pour être au départ du Vendée Globe 2016. Malheureusement, ce ne sera pas pour cette édition. Déterminé à prouver que ces deux ans ne lui ont rien enlevé de ses capacités sur l’eau, il fait un retour remarqué à l’été 2016 sur la Solitaire du Figaro –à laquelle il a participé sur fonds propres– en signant un top 10 sans entrainement et après 7 ans hors du circuit.

En novembre 2017, un nouveau chapitre de sa vie de navigateur se termine par une fortune de mer. En effet, seulement quelques jours après le départ de la Transat Jacques Vabre, son trimaran chavire et il échappe de peu à la noyade. Une expérience difficile mais formatrice. Loin de l’éloigner de son élément, elle l’y reconnecte plus encore.

Au printemps 2018, il remporte avec Pierre Leboucher une 4ème place méritée sur la transat AG2R qui relie Concarneau à Saint-Barthélemy.

En parallèle de son parcours sportif, il a cofondé en 2008 la société MARSAIL spécialisée dans l’évènementiel nautique et développé des solutions d’accompagnement managérial pour les entreprises en utilisant les outils spécifiques de la course au large. Passionné par les interactions Sport-Entreprise, il est, depuis 2012, membre du laboratoire de recherche Sport MG Performance de l’Université d’Aix-Marseille. Dans ce cadre, il a principalement travaillé sur les problématiques de prise de décision et de motivation en milieu extrême.

 

 

 

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